#12 La péninsule Valdès

Nous n’avons plus le temps de traîner, nous enchaînons les grands trajets! Nous faisons un arrêt neuf heures plus loin à Bahia Blanca, où nous ne faisons que dormir. La route continue jusqu’à Puerto Madryn autrement dit, la péninsule Valdès. Cette péninsule est mondialement connue car c’est un spot où il est facile d’observer les baleines pendant la saison mais aussi le seul lieux où les orques adoptent une technique de chasse particulière. Ils s’échouent sur la plage à marée haute pour attrapé un lion de mer. Nous aurions tellement aimé assisté à ça! Ce n’a pas été notre cas. Pour notre première journée, nous avons simplement vu passer Jess et Flo, ce couple de français rencontré à Encarnacion, au Paraguay, deux mois auparavant et 2630 Kilomètres plus haut, entre temps nous en avions fait 5000 à l’opposé d’où ils se trouvaient. Ils allaient commencé à faire du Stop lorsqu’on leur a Klaxonné «Putain, mais qu’est-ce que vous foutez là». On a du coup été boire un café, on s’est raconté nos chemins depuis la derniere fois et nous sommes allés ensemble au bout de la péninsule. Normalement, nous ne prenons personne dans notre voiture malgré que nous aimerions beaucoup mais nous n’avons pas de sièges où pouvoir accueillir des auto-stoppeur. Nous ne tenons pas vraiment à accueillir des inconnus dans notre lit entre linge sale et affaires personnelles.

Ici les routes sont toutes en gravier avec beaucoup de trous que nous avons du mal à voir en avance. La poussière aussi s’approprie notre maison.

Cette journée là, nous avons observé des lions de mer, des éléphants de mer ainsi que des pingouins. Le chemin était rempli de Guanacos et de Tatous. Nous avons également vu une faune sauvage incroyable et pas commune pour nous tout au long de la journée… des oiseaux magnifiques, des lièvres, des renards et d’autres animaux que nous n’avons pas eu le temps de reconnaître à cause de leur rapidité.

Sur le point de vue des orques, où nous avons tant bien que mal tenté de les apercevoir, sachant que 5 orques étaient passer la veille, nous avons rencontré un autre couple de français Anne et Bertrand avec qui nous avons partager un Asado et une soirée très sympas au bord d’une plage sur la péninsule. Le lendemain midi, après avoir petit déjeuner tous ensemble et pris le temps de se baigner dans cette eau si pure et très fraîche, nous étions les premiers des trois couples à devoir quitter la péninsule. Nous ne lâchons rien, Ushuaïa est encore loin…

Après un stop Dodo dans le petit village de Caleta Olivia, nous décidons de prendre une pause pique-nique sur une plage où des centaines de phoques était entassés, dans leur milieu naturel. Nous avons quand même été impressionné de voir que tous ces animaux vivaient dans des endroits plutôt chaud. En effet, le vent commençait a prendre ses marques mais aucune trace de glace ou de neige n’était présente. Nous continuons à traverser la Pampa de Patagonie avec ses paysages de couleurs magnifiques, ses reliefs incroyables qu’on arpente depuis presque une semaine sans jamais s’en lasser. Les guanacos et les oiseaux nous accompagnent toujours, et cela, pour un long moment. Les chevaux aussi hantent les champs de la Patagonie, surtout à proximité des villages.

Nous dormons à Rio Gallegos et nous passons le lendemain la douane chilienne qui vérifie la voiture et nous confisque deux œufs et un oignon.. nous ne pouvons pas entrer dans le pays avec des aliments frais à cause de la salmonellose. Nous reprenons ensuite un ferry qui va nous faire arriver en Terre de Feu. Quelques heures plus tard, nous nous arrêtons dans un tout petit village Cerro Sombrero, où la commune avait aménagé un coin gratuit avec douche de luxe et wi-fi rapide. Nous commencions pour la première fois depuis le début du voyage à sentir le froid. Un couple de français à la retraite s’y étaient également arrêté pour la nuit. Nous avons partager un bout de soirée ensemble et le lendemain, nous avons tous continués la route jusqu’à Ushuaia en empruntant un chemin asphalté, seule une parcelle de la terre chilienne que nous avons emprunté nous a fait peur mais cela a seulement duré un petit quart d’heure. Plus l’arrivée à Ushuaïa approche et plus nous nous sentons heureux et ravis d’arriver à notre premier objectif !

#11 Buenos Aires

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Nous avons rodé un long moment dans la ville avant de décider de poser la voiture dans un parking surveillé. Nous avons dormi dedans car la nuit précédente avait été très courte a cause du timing serré pour prendre le bateau. Après notre sieste nous sommes tombés par hasard sur un énorme barbecue sur un trottoir, où une mère et son fils vendaient pour une bouchée de pain une viande de bœuf délicieuseeee! Ils nous ont appris que nous étions dans un quartier dans lequel nous ne devrions pas nous aventurer plus longtemps (Dock Sud) le fils a comparé l’endroit avec «la cité de Dieu) à Rio. Sans trop réfléchir nous avons écouté les conseils de cette famille et sommes aller visiter le quartier de San Telmo, qui est l’un des quartier les plus animés de la ville avant de commencer notre nuit ici.
Garés incognito entre deux voitures le long d’un trottoir, à 7H00 pétante, nous entendons frapper sur les vitres, retaper, le temps d’ouvrir les yeux et de réagir, la voiture avait ses roues-avant d’attaché, prête à se faire emmener à la fourrière. Un minute plus tard, c’était cuit pour nous. Bon, nous avons profiter de ce réveil pour aller dans une boulangerie française qui s’appele « Merci ». Premiers pains au chocolat et croissants du voyage. Ils étaient tout chaud, nous pensions qu’ils étaient surgelés mais ça ne fait rien… ils étaient trop bon!!!
Le ventre bien plein, nous sommes allés dans un des point de la ville (petite mairie) où nous avons pu gratuitement nous abonnés à leur système de vélo en libre service, EcoBici. Nous avons donc visiter Buenos Aires en vélo. Nous sommes passés par les quartiers les plus touristiques comme la Boca que nous avons adoré. Toutes les heures, nous devions trouver des points relais pour changer de vélo. Ils sont plutôt bien desservis et leur application mobile est très utile. Nous avons adoré cette journée qui nous a semblée être le meilleur moyen de découvrir une belle partie de Buenos Aires avec le temps limité que nous avions à lui consacrer. D’autant plus que cette activité est gratuite! Nous sommes allés le soir, dans le quartier de Palermo que nous trouvons très sympas, moderne, festif  mais hors de notre budget. Nous nous sommes pas trop attardés et sommes repartis dormir dans une rue un peu plus loin au calme.
Cette capitale est une superbe ville à découvrir, elle nous a beaucoup fait pensée à une ville européenne de part sa culture et ses monuments. L’histoire que Buenos Aires raconte semble bien plus riche que celles des grandes villes sud-américaines que nous avions découvertes jusqu’à présent. Nous aurions beaucoup aimer y rester plus de temps mais lorsque nous regardons la carte, nous nous rendons compte que le chemin à parcourir pour notre premier objectif est long… MapsMe annonce encore 3100 Kilomètres jusqu’à Ushuaia.

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#10 L’Uruguay

 

IMG-20180218-WA0017 Nous avons finalement suivi cette immense plage pendant un moment et sommes arrivé à «Punta del Diablo» en Uruguay.
Ce village est très charmant. Des collines de sable laissent place à des petites maisons en bois souvent couvertes d’un toit en paille. Quelques expatriés francophones ont monté leur business à cet endroit: boulangerie, bar, restaurant… Nous entendions parler français à tous les coins de rues. Pas très dépaysant tout ça !
C’était le 14 février, le jour de la Saint Valentin. En Amérique du sud ils la fête souvent vers le début de l’été mais ça dépend beaucoup des coutumes et des pays. Nous nous sommes donc fait plaisir en nous offrant un petit moment sympa au restaurant. Edith Piaf était la reine dans la plupart des bars et les locaux connaissent plutôt bien les paroles. Nous avons donc profité des prix 《normaux》qui n’étaient pas amplifiés comme c’est  le cas ce jour là en France. Ça fait bien plaisir. Le lendemain nous sommes vite repartis tout en longeant la côte de l’Uruguay. Nous nous sommes brièvement arrêtés dans un petit village touristique en bord de mer appelé la Paloma qui était également magnifique. Nous sommes arrivés après deux heures et demi de voiture depuis le premier village à Punta del Este. Impressionnant. Cette ville est toute ressente. Elle sent le fric à plein nez. Nous avons même vue une «Trump Tower》 en construction. Des résidences et des villas luxueuses sont présentes de tous les côtes. Les prix sont aberrants. Nous nous y sentions pas du tout à notre place. Nous sommes donc allés dans un petit café où le WIFI semblait bien fonctionner. Nous avons donc planifier nos jours suivants, appelé nos proches puis le soir après avoir essayé de pêcher pendant le coucher du soleil (première tentative, hameçon accroché, nous avons très vite cesser l’activité) nous avons dormi dans une station service elle aussi très luxueuse et dès le jour levé, nous sommes partis pour la capitale.
Arrivés a Montevideo nous avons changé notre pare-brise (nous devions le changé depuis le Canyon du Brésil) et fait une promenade au bord de l’eau, nous avons rejoint Adeline sur le bord de la plage. Adeline, c’est une française que nous avons rencontré chez Erick avec Diego son petit-ami Uruguayen et son chien Jojo. Nous avons donc passé trois jours chez elle. C’était super, nous apprécions beaucoup ce couple et nous étions dans le luxe de vivre à nouveau quelques jours dans une maison. Nous avons bien mangé, fait notre linge, pris une douche tous les jours… et nous avons également profité des plages et bien découvert la ville.
La traversée de l’Uruguay s’est faite en un temps record, nous ne sommes pas rentrés dans les terres, nous nous sommes contentés de longer sa côté si belle.. nous avons réellement eu un coup de coeur pour le pays.
Après avoir dit 《à bientôt》 à Adeline et toute sa clique, nous avons décidé d’aller a Buenos Aires par le ferry. Nous avons tracé à Colonia là où les ferries flottent jusqu’à la capitale voisine. Petite pause dans une station essence pour changer, nous avons dormi 2 heures car le bateau partait à 6h le lendemain matin. C’est un peu fatigués que nous arrivons a Buenos Aires.

 

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#9 Rio Grande

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Après quelques heures de route, nous arrivons donc à Rio Grande. La première impression n’était pas excellente. En effet, personne dans les rues elles mêmes toutes grises, la ville est triste. Nous avons discuté avec un bonhomme qui nous a aidé à garer la voiture. C’est là que nous avons appris que la ville est divisé en deux parties. Une où nous nous trouvions, et une autre, bien plus animée, qui débordait de monde et de joie. D’autant plus que nous ne le savions pas, mais nous arrivions pile-poils pour le carnaval. Nous avons donc décider de nous rendre de l’autre côté de la ville afin de ne pas déprimer dans ce décor grisâtre. Nous avons donc posé notre voiture dans un champs, en face d’une entrée de camping qui était plein à craqué. Ici nous avons négocier l’accès à l’eau et aux douches ainsi qu’au Wi-Fi lorsqu’il voulait bien fonctionner. Dans ce champs, nous avons passé une journée à vendre nos crêpes. Une famille est venue nous en acheter 5. Leur fils qui était également présent nous avait reconnu de Florianopolis (7h30 de route plus loin et à une petite semaine d’intervalle). Il avait lui aussi trouvé affolant de voir notre plaque d’immatriculation au Brésil (Beautiful British Columbia) et avait envoyé une photo à ses parents. Ils ont donc reconnus la voiture et sont, par curiosité, venus nous questionner et part ailleurs nous faire la moitié de nos chiffre d’affaire de la journée! Nous avons bien remarqué que les Brésiliens sont très curieux…
Plutôt contents de notre journée, nous avons décider de passer la soirée au Carnaval. Beaucoup d’ambiance, des personnes de tout âges plus ou moins déguisés défilaient, bières et Caïpirinha à la main, toute la ville et ses régions environnantes étaient au rendez-vous. Le carnaval de la ville est réputé et fait déplacer beaucoup de monde. A trois heures du mat lorsque nous nous sommes décidés à rentré dans notre petite maison, il était impossible pour nous de dormir. Nous avions décidé juste avant de bouger la voiture jusqu’à une station service, comme dans nos habitudes. Pendant la journée, elle nous paraissait calme cette place. En faite, c’était une mauvaise idée, la voiture était bloquée par plein d’autres voitures avec la musique à fond… Bon, supers moments tout de même. Nous avons aussi été sur l’une ou la plus longue plage du monde à Rio Grande qui s’étend jusqu’en Uruguay. Les voitures peuvent s’y garer. Si les conducteurs n’ont pas peur des vagues, ils peuvent même rentrer leur vehicule dans l’eau. Nous n’avions jamais vu ça… les voitures, les unes sur les autres avec tous les brésiliens en vacances qui bronzaient sur leurs chaises tricolores entre deux véhicules sur des kilomètres.
C’était une semaine productive. Nous avons travailler, profiter et assister tout de même à un carnaval jbrésilien… loin de celui de Rio mais Rio Grande ça sonne presque pareil.

 

 

 

 

#8 Gramado la petite Suisse

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Tout en ayant sélectionné quelques points de passage sur la route en revenant de Florianopolis, nous avons emprunté un chemin qui grimpe pendant deux heures, tout en cailloux, pour aller voir le «Canyon Itembezino». Nous sommes arrivés de nuit et nous avons donc dormi devant l’entrée du parc national. Au petit matin, nous avons découvert les sentiers qui mènent à de superbes points de vue qu’offrent le canyon. Des rapaces, des insectes et pleins d’oiseaux prennent possession des lieux. Quelques habitations se trouvent sur ces hauteurs, nous nous sommes bien dit que pour ces familles, les réapprovisionnements ne doivent pas être simples, la civilisation se trouve beaucoup plus loin par les chemins de pierre. Sur la route du retour, aussi longue que celle de l’aller, nous y avons laissé un pneu. Notre petite roue de secours à fait l’affaire, heureusement car nous n’avons croisé personne pendant longtemps . Notre petit accroc sur le pare-bise qui d’après les anciens propriétaires était là depuis trois ans s’est agrandi jusqu’à se transformer en une belle et longue fissure.
On a passé une journée magnifique dans un décor très différent que ce que nous avions pu rencontrer jusque là, impressionnant!
Nous avons fait une étape à Gramado, toujours au Brésil. C’est un village très charmant qui nous a beaucoup fait penser à chez-nous. Ce sont des Suisses et des Allemands qui ont colonisés ces terres. Ils en ont fait un village rempli de chalets, de chocolats et d´horloges (plus ou moins à l’heure, on reste au brésil…). La plupart des restaurants proposent une formule fondue…nous avons craqué. Ce menu se compose d’une entrée: fondue au fromage avec Goyabada (pâte de goyave sucrée), carotte et pain à trempé. D’un plat principal: pierrade avec ces 14 sauces et pour finir par un dessert: une fondue au chocolat et ses fruits frais…on en a eu pour 25 euros à deux. Malgré les saveurs tout à fait différentes de nos habitudes, nous étions ravis d’avoir découvert leur version Brésilienne. Une chose est sûre, nous sommes bien rassasiés.
Nous avons profité d’être dans ce village pour faire réparer notre pneu qui avait en fait 2 trous. Nous avons payé 80 réais, soit 20 euros. Nous trouvions cela cher mais nous n’avons pas réussis à négocier avec ce vieux monsieur.
Nous sommes ensuite allés visiter des cascades à Canela. Un village avoisinant Gramado, tout en prenant la direction de l’Uruguay. Ce parc avec ces cascades étaient grandioses.
Nous nous sommes quand même arrêtés a Puerto Alegre, une très grande ville Brésilienne qui était sur la route. Nous avons ici essayer de faire le plein de courses dans les «Atacado». Ce sont des grossistes comme notre «Metro» sauf qu’ici, tout le monde y a accès. Dans le premier magasin, nous avons laissé notre super cadi rempli à la caisse puisqu’ils n’acceptaient pas notre carte de crédit. Nous sommes donc allés dans un deuxième en prenant le temps de demander à l’entrée s’ils acceptaient nos cartes de crédit, malgré le «oui, oui bien-sûre» nous avons reproduit le même acte que précédemment, encore une fois laissé notre cadi à la caisse…
Nous aurions pu aller retirer de l’argent dans les distributeurs automatiques mais ils nous prenaient bien trop de frais dans cette ville. Nous avons alors essayer un troisième qui a fini par fonctionner! Ouuuf, cette fois, sans gêne nous avons assisté bien volontiers au rangement de nos courses dans les sacs par la multitude d’employés qu’il y a dans les magasins au Brésil (ils sont parfois trois à chaques caisses). Nous avions donc de quoi manger, mais également le nécessaire pour faire nos crêpes le lendemain dans la prochaine ville. Après ces épreuves et un petit tour dans Puerto Alegre où la misère était présente dans tous les coins de rue nous décidons de passer cette étape car nous trouvions la ville sans intérêts et ne nous inspirait pas confiance.

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#7 Florianopolis ou « Floripa » pour les intimes

L’arrivée à Florianopolis a commencé par une promenade sur la plage. Il faisait si chaud que nous devions prendre le vent. Ensuite nous avons rodés dans les rues afin de trouver un emplacement pour y vendre nos crêpes. Nous sommes tombés sur une station service qui vendait de l’autre côté de la route de l’essence pour les bateaux. Nous avons demandé si nous pouvions nous y poser pour vendre et ils ont acceptés. On a donc bien pris une demie heure a essayer de faire tenir notre stand debout sur un terrain instable sous les yeux des passants et des employés de la station service. Une fois notre installation réussie, le vent s’est pris dans la nappe et plus rien ne tenait debout…nous n’étions apparemment pas bien au point pour les jours venteux. On s’est un peu tapé la honte. On est donc allés sur le parking d’un supermarché pour mettre notre équipement au top. Il faisait déjà nuit lorsque nous avons enfin réussis a donner la forme d’une table stable a notre sommier. Le lendemain, nous avons retenté le coup sur le même emplacement que la veille, avec un peu moins de vent et plus d’entraînement, cette fois-là, c’est en dix minutes que nous avons réussis a tout installer. Pour notre première demie journée, nous avons réussi a vendre sept crêpes. Nous avons fait trois demies journées de crêpes à Floripa à trois endroits différents et on a à chaque fois eu le même rendement. On n’a pas trop forcé, le paysage nous donnait trop envie de nous fondre dedans.
《-de toutes façons si on ne vend pas on s’en fiche puisqu’on mange tout!
– C’est clair !! en plus il est trop bon notre poulet !!》
A Florianopolis nous avons aussi explorés les plages toutes aussi magnifiques les unes que les autres. Nous nous sommes embourbé une fois sur le chemin mais cela valait bien la peine puisque nous pouvions y passé la nuit sans être dérangé, cette plage était désertique. Nous avons aussi découvert des dunes de sable à perte de vue sur lesquelles nous avons eu la chance de faire du sand-boad (du surf sur le sable) c’était bien une chose qui nous manquait de notre hiver en Haute-Savoie alors on s’est rattrapés comme nous pouvions… enfin pour ma part, ça n’a pas duré bien longtemps car au bout de deux gamelles, mon coccyx m’a rappelé que ce n’était plus pour moi ce sport là. On a aussi découverts des lacs : la ville est entre lacs, rivières et océan et des gens très sympathiques.
Un matin, alors que nous prenions un acai (spécialité brésilienne, le fruit est mixé, glacé et servi avec des fruits frais et des granolas) pour notre petit-déjeuner, nous apercevions un couple, qui faisait des allers et retours devant notre voiture en rigolant. Lorsqu’ils nous ont vu retourner vers la voiture, ils sont venus nous questionner en nous parlant anglais
: «est-ce que vous venez vraiment du Canada avec votre voiture?»
, puis on a commencer a raconter notre histoire. En faite, nous avons raconté une histoire… à force d’expliquer notre histoire un peu complexe sur notre voiture que les gens ne comprenaient pas forcément du premier coup, on a pris pour habitude de dire que oui on venait du Canada pour abréger les explications aux passants souvent très curieux. On s’est donc pris dans notre mensonge une dernière fois… sauf que cette fois là nous avons passé la journée a mentir car nous l’avons partager avec eux. Pas fières du tout ! Ces deux personnes n’étaient pas en vacances, elles vivent ici. Nous avons alors bien visiter la ville et ses plages cachées. Nous avons passé un bout de soirée en leur compagnie au bord d’un lac où nous écoutions Juliana jouer du Yukulele. Dorénavant lorsqu’on nous questionne sur la provenance de la voiture on dit simplement: «c’est un ami qui a conduit jusqu’ici et nous nous l’avons que depuis le Paraguay.» C’est tellement simple qu’on ne sait pas pourquoi on ne le disait pas avant! Nous sommes aujourd’hui encore honteux de ne pas leur avoir raconté la vérité.
Le coeur lourd, la tête pleine d’images magnifiques nous partons, nous devons avancer…

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#6 Vacaria et son Rodéo

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Nous avons traversé brièvement l’argentine pour nous rendre au Brésil, les routes étaient meilleures. Nous avons eu un peu de mal à passer la première frontière, on s’y est repris à deux fois… nous ne savions pas trop à quoi nous attendre avec le simple « pouvoir » que nous avaient fait Kyungbaek et Danbee. Nous sommes donc retournés le lendemain avec les mêmes papiers au même endroit, et cette fois, les douaniers de la journée sont de meilleure humeur.  Nous avons ensuite pris un petit ferry pour traverser la deuxième frontière et aux douanes du Brésil, tout est plus facile !
Nous roulions encore des centaines de kilomètres en apercevant uniquement des petits villages ou semblant de villages.
En tout cas, nous, nous étions prêt ! Les ingrédients nécessaires pour réaliser nos crêpes étaient tous dans la glacière !

C’est à Vacaria que nous nous sommes arrêtés une petite semaine. Nous sommes arrivés un jour avant le Rodéo. L’événement est une fête de village très attendue par la région et ses habitants où de nombreux chevaux accompagnés de leurs Gaucho courent après une vache afin d’attraper ses cornes au lasso… Même des enfants d’une dizaine d’année maîtrisent bien leur affaire. On s’est retrouvé par hasard au milieu des cowboys du Brésil!

Nous trouvions que Vacaria était parfait pour nos premières crêpes.
En montant notre «stand» afin de voir à quoi il pouvait bien ressembler entier, sur une route reculée du village, un monsieur s’est arrêté et nous a proposé l’entrepôt de son entreprise de transport qui a fait faillite. Ce dernier était juste derrière nous. Ici se trouvait de l’eau courante et un abris. Nous avions même la responsabilité du chien pour le séjour.

Le lendemain, après avoir négocié un emplacement avec un organisateur du Rodéo, nous avons déclinés notre première opportunité car nous n’étions pas sûre de notre rendement par rapport au prix de l’emplacement. Surtout qu’après une visite des lieux on s’est aperçu que trois autres stands de crêpes avaient déjà pris possession à l’intérieur du site. Il y avait deux stands de 《crêpes suisses》, le principe est d’insérer un bâtonnet sur lequel les ingrédients y sont mis en brochettes. Ils viennent ensuite faire couler la pâte dans une sorte de gaufrier avec un moule bien spécifique jusqu’à ce que tout soit cuit.  Les brésiliens se retrouvaient avec une crêpe-sucette… nous avons testé, plutôt sympa comme principe, on ne pense pas trop qu’il y ai un rapport avec la Suisse, mais bon c’est normal, nous sommes au Brésil.
Le troisième stand était 《crêpes frances》le même système que le notre avec bien sûr des ingrédients differents. C’était drôle parce que jusqu’à présent aucune trace de la gourmandise n’était passée sur notre chemin.

-《c’est quand même drôle, on avait pas vu une crêpe jusque là et dès qu’on veut se lancer yen a de partout!》

Nous avons tout de même bien profité du spectacle!

Nous nous sentions intrus dans ce lieu. On nous regardait bizarre, non pas par notre couleur ou notre langue mais parce que nous n’étions pas habillés comme eux. Toutes les personnes présentes avait le « style Gaucho ».
Le festival laissait place à une grande fête le soir, tous les brésiliens dansaient, mangeait, chantaient. Ils dormaient tous sur place soit en camping ou dans une petite cabane que chaques groupes avaient fabriqués les journées précédentes et y vendait de la viande et plein de bonnes choses…nous, on avait l’eau à la bouche, on a craqué pour une mini brochette.

On a passé un bon week-end, bien atypique, mais nous devons partir pour Florianopolis, en espérant pouvoir y poser nos crêpes…

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#5 Le début du road trip.

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Nous avons tellement été accrochés à Asunción qu’on ne pouvait pas quitter le pays de la sorte.

Notre première destination était Encarnacion. C’est une petite ville qui se trouve au sud-est du Paraguay, à la frontière de l’argentine. Les paraguayens y passent souvent leurs vacances d’été car le Rio Paraná s’y écoule et une plage de sable vient le border. C’est comme à la mer… en bien plus sale. Il paraît que les évacuations de la ville terminent dans la rivière, non loin des baigneurs. Je l’ai sue qu’après m’y être rafraîchie.
Le trajet de la capitale à Encarnation a été désastreux. Nous avons rouler pendant 10 heures au lieu de 4h30 sur le GPS (merci MapsMe), sur des chemins en terre, parsemés de trous puis de graviers. Nous avons aussi eu droit à plusieurs ponts en bois qui nous aspiraient confiance à aucun moment et puis encore des trous et plein de poussière.
Cependant nous nous sommes arrêtés dans des petits villages où quatre maisons se courraient après dans des paysages magnifiques que les vaches aiment beaucoup fréquenter. Nous avons dormi pour la première fois dans notre voiture à Villarrica, un de ces villages bien différents de la capitale… nous avons appris ce soir là que nous devons maintenant toujours nous déplacer avec une bombonne d’eau ou alors devoir trouver où la remplir, toujours avoir de quoi manger, avoir du gaz, et surtout se renseigner en avance où se trouve la prochaine station essence…celle qui deviendra très vite notre meilleure amie grâce à son Wi-Fi, ses toilettes, parfois sa douche, son eau et son parking gratuit pour nos nuits en villes. Une vache qui rodait à côté de notre voiture nous a réveillée puis nous avons repris 4 heures de poussières et enfin un peu d’asphalte pour rejoindre Encarnacion.
Sur cette place nous avons sur cinq jours eu les trois du milieu pluvieux. Ce qui nous a obligé à trouver un endroit abrité afin de pouvoir arranger la voiture. C’est vrai qu’on est parti un peu vite après avoir construit notre lit en palettes à 1 euro d’Asunción (soit 4 euros pour notre sommier qui s’arrange en sofa et aussi de table d’appoint pour faire nos crêpes). On se rend vite compte des points pratiques, ou pas, lorsque l’on vit dedans. Le reste du temps, nous avons visité les horizons, encore une semaine d’été animée sur les berges du Rio avec concerts, stands de bouffe et manèges « craignos » pour les enfants. Nous avons aussi bien aimé pêcher pendant les couchers du soleil, avec la vue sur notre prochaine destination: l’Argentine. Revenus bredouille!

Nous dormions sur le parking de la plage où les locaux aiment bien se donner rendez-vous les soirs pour partager du Terere, qui est l’équivalent du Mate argentin, mais il se boit ici glacé. Certain l’aromatisent avec du citron, gingembre… il y en a pour tous les goûts mais personne ne se passe de ce rafraîchissant.

« t’as vu, ils sont trop marrants tous avec leurs grosses gourdes.

– Jpense même qu’il doit y avoir des concours des plus belles gourdes au Paraguay!!!

C’est incroyable, ils ne s’en séparent jamais.

Cette place nous a permise de rencontrer des locaux et de passer de belles soirées à bafouiller l’espagnol. Nous avons aussi rencontrés un couple, Jess et Flo, à la conquête du monde. Nous les avons trouvés au bureau de change au moment où nous devions partir mais nous nous sommes quittés qu’en fin de soirée. On s’est échangé des tuyaux, on a parlé de nos expériences paraguayennes et on a bien rigolé. Ils sont partout ces français! Mais au moins, c’est plus facile de communiquer. Le lendemain ils partaient en direction de Buenos Aires et nous le soir même nous allions vers la première douane argentine que nous devons traverser pour arriver jusqu’au Brésil.

Cliquez ici pour une petite vidéo de notre premier trajet…

#4 Erick, nous voilà!!!

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Nous sommes arrivés a Asunción. Décidément, nous avons le chic d’arriver les dimanches. . disons qu’en France tout n’est pas ouvert mais qu’ici, tout est bien fermé!
Encore une ville fantôme.. Bon il est vrai qu’il est 9 heures et que les gens en Amérique Latine ont pour habitude de commencer la journée plus tard mais là , pas un chat comme dirait l’autre.
On prend un bus. On essaie de le payer avec un billet de 100 000 guarani, soit le plus petit billet que venait de nous distribuer la machine (l’équivalent de 14.00 euros). Les gens se moquent de nous et le chauffeur ne nous fait pas pénétrer l’espace arrière. . dépourvus, on ne comprend rien. C’est alors qu’un homme sorti de nulle part nous a payer nos places de bus.. il se trouve qu’il fallait la monnaie car ce billet était beaucoup trop élevé pour le chauffeur de bus. Il s’avère d’ailleurs qu’il s’agit du plus gros billet que le Paraguay possède.
Bref, sur la lancée du Couchsurfing, nous arrivons chez Teo, nous découvrons une superbe maisonnette en plein centre ville. Une cuisine ouverte sur une cour où notre hôte à installé sa table à manger. Nous sommes très vite tombés sous le charme de l’architecture. Puis nous nous installons confortablement autour de la table puis discutons avec Teo. Le courant passe bien, tellement bien qu’il est déjà l’heure d’aller se coucher sans même avoir vu le temps défilé.
-« T’as bien dormi toi ?
-Mais pas du tout, t’as vu tout les moustiques qu’il y a ici? et la chaleur qu’il fait… impossible de dormir pour moi… ça me gratte de paaaartout!!»
Bon outre ces bestioles qui nous ont hanté notre séjour à Asunción, nous commencions une belle semaine. Entre la visite des rues d’Asunción et nos recherches de voiture. On faisait des kilomètres sous un soleil comme nous n’avions jamais connu. Aucun vent pour soulager tout cela.. nous devions faire attention à ne pas sortir sans eau tout en respectant les horaires du soleil.
Teo nous a présenté à ces amis qui parlaient étrangement tous espagnol..
Nous venions de troquer le portugais du Brésil pour l’espagnol. Je vous raconte même pas la galère. On a bien rigolé.
-«Mais je comprend rien… comment on va faire. Tu crois qu’on va vite comprendre? C’est cool que Teo parle anglais, on a de la chance quand même».
C’est dejà le temps pour nous de devoir laissé Teo.

Nous partons pour le quartier de Trinidad, chez Érick, toujours dans la capitale.
Notre première rencontre était plutôt maladroite. Les bus passent lorsqu’ils sont là au Paraguay. Si tu connais pas la ville, ne cherche pas de plan, y’en a pas. Heureusement que les habitants sont sympas. Presque une heure de retard, nous courons sous la pluie pour rejoindre notre hôte qui devait aller rejoindre ses camarades de Foot. Il nous a laissé chez lui en nous disant de faire comme à la maison et qu’il revenait dans 2 heures.
-«On va se sentir trop bien ici, il a vraiment l’air sympas Érick»
Bim.. on a cassé l’installation du système solaire d Érick.. eh oui. On n’a pas levé le bon interrupteur.
Quelle maladresse…!
-”Bon ben on va attendre qu’il revienne, il va pas être content… j’éspère qu’il va pas trop s’énervé. “
En fait, Erick c’est un mec genial qui a juste dit qu’on allait trouvé une solution demain puis on a fini par faire la fête pour notre premiere soirée ensemble, dans les rues d’Asuncion où nous avions rendez-vous avec d’autres voyageurs. Le courant entre nous coulait à flot.

Erick est Mexicain. Un jour il a pris son vélo, il s’est baladé en Amerique Latine, puis il a atteri ici. Ca fait trois ans qu’il y est. Il a monté son entreprise de panneaux solaires et, par periode, accepte toutes les demandes de couchsurfing.
C’est drôle de préciser cette derniere phrase parce que au final, Dorian et moi, on est resté un mois chez lui. Et dans cet espace de temps, on a vu 31 personnes défiler dans son “auberge Espanole”. Je vous raconte tout ca en détail:

Donc, grace au site “Clasipar”, “facebook”, “MercadoLibre” et les connaissances d’Erick, on a trouvé des voitures qu’on a été voir en Bus… juste une voiture ca prend la journée.. ca n’a pas trop été satisfaisant donc on alternait avec des journées a passer au peigne fin tous les garages de la ville… toujours sous ce soleil écrasant!!!
Je vous ai pas dit mais Erick il a vécu 2 ans en France, donc il parle notre langue couramment (en plus de son Espagnol maternel, le Portugais et l’Anglais évidement… Chapeau à toi!) Par contre, pas top pour nos progrets en langue…
Donc, Erick était notre traducteur officiel, puis notre coéquipier, il a aussi été d’une aide incroyable pour toutes nos démarches, on a eu une chance exceptionnelle de tomber sur lui.

J’avais eue un vrai coup de coeur deux semaines auparavant pour une Nissan Serena, verte pomme, spacieuse, très agréable à conduire, en bon état, je passe les détails mais je me voyais dejà dedans. Malheureusement, elle etait trop chère.
-”Tu veux pas qu’on essaie de négocier le prix, le mec il va peut etre céder, non?!”
Notre budget était de 2600 Euros Max soit 17 630 000 Guarani (je parlerais de 17M): La voiture était á 20M Guarani soit 2940 Euros; on a essayer à nouveau de négocier le prix, Manuel, le vendeur l’a baissé à 19,5M.. on a hésiter puis on s’est dit que si après 2 semaines il ne souhaite pas baisser le prix c’est parce qu’elle doit bien le valoir. On s’est accordés sur le mercredi suivant pour la vente.

Ce répit nous laissait 3 jours pour réunir l’argent et préparer notre départ d’Asunción.
Les distributeurs ici nous autorisaient deux retraits d’1,5M par jour avec 4 euros de frais de banque obligatoires dans les DAB du pays… on a donc mis presque une semaine a récupérer la somme. On était en stress, on voulait pas qu’elle soit partie avant la date mais, ouf, elle était encore là!
Avec la présence d’Erick, nous nous somme rendu chez «l’escribiana», c’est le notaire. Manuel et sa mère nous attendait bien au frais à l’intérieur. Nous avons signé les papiers et avions rendez-vous 3 jours plus tard pour récupérer la «Cellula Verde», l´équivalent de notre carte grise.
Nous sommes donc tous les trois repartis en direction de Trinidad avec notre super acquisition puis Dorian et moi décidons de faire un tour dans la ville afin de se familiarisé avec notre nouveau partenaire de voyage.
«-Ça fait combien de temps qu’on a démarrer la voiture?»
-Je sais pas, ¾ d’heure je pense, pourquoi?
-ben, tu sens pas, elle broute la machine, j’ai l’impression qu’il y a un trou d’air dans l’accélerateur…!»
Donc on a emmener notre engin chez quatre garagistes différents qui nous réparaient plus ou moins bien quelques bricoles lors de chaque visites mais sans vraiment donner de diagnostique final. Nous avons eu l’aide et l’avis de quelques personnes de confiances rencontrées chez Erick mais rien de bien concret… en fait, Dorian et moi connaissons la mécanique comme l’espagnol.
La voiture se laissait trimbaler de garages en garages. Nous pendant ces deux semaines nous attendions les nouvelles des garagistes.. il ne se passait rien de neuf. Nous avons donc passés les fêtes de fin d’année en essayant de laisser un peu notre Serena de coté.

Noël était comme un nouvel an, nous étions une vingtaine réunis autour d’un Asado . C’est un barbecue en Francais. Nous avons passés la journée a organiser et préparé le repas de cette soirée car c’est dans cette maison que nous accueillons des étrangers du monde entier. Seule une paraguayenne était de la partie. Toutes ces personnes voyageait ou elles étaient des amis d’Erick expatriés, comme lui. Après ce superbe diner, nous sommes tous restés dans le jardin à danser, discuter et encore danser.
Le nouvel an lui était tout à fait semblable mais les amis de la partie étaient les amis du coin que nous avions la chance de déjà bien connaître…mention particulière aux fidèles acolytes d’Erick Fernando et Beto qui ont su nous divertir malgré la barrière des langues tout au long de notre séjour. Le feu d’artifice du quartier ce laissait regardé dans ce même jardin. Très belle soirée.

Nous avons donc rencontré beaucoup de voyageur lors de ce long passage au Paraguay mais deux nous ont particulierement marqués. Il s’agit de « Kyungbaek et Danbee ». Ce couple de Coréens descendu tout droit du Canada avec leur propre voiture. Il avaient comme objectif le tour du monde. La soirée de leur arrivée, ils ont expliqués leur aventure qu’ils avaient bien entamé. Ils étaient arrivés a Asunción dans le but de vendre leur voiture, pressés par le temps ils voulaient vite rentré au Canada où ils ont construit leur vie et ensuite se rendre en Corée du Sud pour visiter leur famille avant de poursuivre leur voyage.
Dorian me dit :
-«Putain c’est con deux semaines avant on leur aurait achetée la voiture.
-mais non, c’est pas du tout dans notre budget, on aurait jamais pue se l’offrir
-Tínquiete, vu comment ils sont préssés je suis sûre qu’ils auraient bien descendu le prix.»
Il est ingénieur en mécanique Kyungbaek. Pour lui aussi, la Serena qu’il avait pris le temps de regardée n’était pas une voiture fiable. Ce qui nous permettrait certainement pas de faire les kilomètres que nous avions prévus en tranquillité.
Sans rien ne leur demandés, Kyungbaek et Danbee nous ont proposés leur voiture pour un prix défiant toute concurrence.
Cela les arrangeait car ils se sont bien rendus compte que vendre une voiture étrangère au Paraguay était plus compliqué que prévu et aussi plus coûteux.
Nous n’avons pas hésité trop longtemps.
Nous avons acheté cette voiture après un long épisode de tracas pour obtenir l’argent car encore une fois ce n’était pas mince affaire. Ensuite, nous nous sommes rendu chez l’escribiana qui nous a expliqué les démarches a suivre exactement dans ce cas. La situation est la suivante: deux coréens qui vendent leur voiture canadienne à deux francais au Paraguay. Nous avions donc convenus d’un pouvoir. Dorian et moi avions le droit de conduire la voiture de nos amis dans les pays que nous avions convenus devant l’escribiana. Ensuite, nous sommes allés dans 4 différents points de la ville que nous avions connus grâce à la prèmiere étape. Le but était donc de confirmé puis reconfirmé puis re-re-reconfirmé ce pouvoir afin que toutes les administrations se mettent d’accord. En une journée, tout était bouclé.
Après la transaction, nous avons fêtés ça lors de l’anniversaire de Beto puis dès le lendemain matin, Danbee et Kyungbaek ont mis leur sac à dos et sont partis en direction d’Iguazu, Les larmes ce sont même invitées à la partie de l’ « Au revoir »
«You’re like Angels in our road…» On les appelait nos anges car grâce à eux, nos soucis avaient bien diminués et le cadeau qu’íls nous avaient fait était énorme. Pour 2000 Euros nous avions une Dodge Grand Caravan, les affaires qu’ils nous avaient laissé dedans (le nécessaire pour cuisiner et dormir en mode camping, des cannes à pêche, des gilets de sauvetage…qui nous embarrasse un peu d’ailleurs, toute la partie électrique dans la voiture, des palmes, des tubas, des serviettes, des vêtements… enfin ils nous avaient laissé leur maison de voyage !) et bien-sûre, la liberté !
Quant-à-nous, nous devions nous libérer de notre première voiture. Nous avons mis une annonce sur Classipar, nous avons fait en sorte qu’elle s’en aille vite et donc nous l’avons mise au prix de 15M Guarani. En fait, ca nous revenait au même total que si nous avions acheté la Dodge au prix de la première voiture. Sachant que la Serena avait quelques soucis mécanique mais que le prix était donné, nous n’avions pas de scrupule à la vendre à des locaux qui trouverons la panne bien plus rapidement que nous-autres.
C’est une très sympathique famille avec un jeune bébé qui nous l’a acheté. Nous sommes allés chez l’escribiana, et le lendemain nous étions débarrassés de cette voiture. Au paraguay, c’est facile et rapide d’acheté et vendre les voitures. Juste faire attention aux arnaques.
Nous avons quand même trainés un peu à Asuncion, cétait dur de devoir partir si vite apres un mois et demi à co-habité chez notre super hôte. Nous avons donc profité de ce temps et du Mercado 4 (Enorme marché où tu trouves de touuuut) pour amménager notre voiture, Nous y avons fait un lit en hauteur afin de pouvoir y ranger des choses en dessous et qui se plie comme en canapé pour les jours pluvieux. Nous avons aussi acheté tout le materiel necessaire pour faire nos crêpes. Une gazinière, de superbes poêles, puis on a reflechis a comment monter notre stand tout en prenant le minimum de place dans la voiture. On a donc utilisé notre sommier pour faire une table et tout semblait fonctionner.
On a dit au revoir à Erick et tous ces amis qui étaient bien souvent présents. C´’etait dur. On est même resté une journée de plus encore puisque Erick nous a dit que «c’est la derniere occasion d’aller jouer au foot ce soir, y’aura tout le monde comme la dernière fois.» On est même passés a côté d’une deuxième potentielle soirée à ses côtés puisque cette fois là il nous disait par messages vocaux Whatsapp juste après être partis que: «C’est pas prudent de prendre la route car il annince beaucpup de oluie (il a pas olus une goutte) et si vous restez une soirée de plus on va faire la fête et je voulais vous dire aussi que, ben, ah oui, vous avez oublier d’écrire sur mon mur, je vous ai pas dit parce que j’ai oublié mais j’ai un mur où j’aimerais beaucoup que vous écriviez… voilà voilà, bon, Ciao mec…»

c’etait pas facile pour nous non plus…nous ne savons jamais si ces moments là sont des «à dieu» ou des «au revoir» mais il était grand temps d’avancer.

#3 Foz de Iguaçu, là où tout bascule

Comme lors de notre arrivée au Brésil, les rues sont désertes. Les dimanches sont aussi morts que les jours feriés. Personnes dans les rues, nous décidons de traverser la ville de Foz de Iguacu à pied jusqu´à chez Rodrigo.
Sur la route, nous nous sommes rempli le bide dans un restaurant à volonté désert. Notre fringale nous à empêché de réfléchir.
《-Faut plus qu’on s’arrête dans ce genre d’endroit hein, ce n’est pas parce qu’on a faim qu’on doit s’arrêté n’importe où.》 Les employés qui sont les enfants de la patronne préféraient regarder la télé plutôt que de s’occuper des seuls clients qu’ils avaient. Le buffet était composé de tous les invendus de la semaine : ribs qui nous arrachaient les dents, haricots rouges baignant dans l’eau, poulets anorexiques et trop cuits et du manioc réchauffé une bonne dizaine de fois et je passe les détails sur les desserts.

Nous arrivons très vite chez Rodrigo. Dans une maison en bois, toute fabriquée de mains propres par notre hôte qui vivait avec ses deux enfants de 10 et 13 ans d’une politesse et d’une joie de vivre impressionnante. Nous étions plongés dans le quotidien de cette famille extraordinaire qui nous a offert des leçons de bonheur.
Nos coups de soleil attrapés à Rio nous ont fait perdre trois jours, où nous ne pouvions plus sortir l’affronté. Même si nous n’avions pas eu le temps de le voir arrivé, on a très vite compris qu’il ne fallait pas jouer avec.
Nous sommes allés visiter les fameuses chutes d’Iguacu qu’à partir de la fin de la semaine. Nous avons fait les deux côtés.
Le Brésilien nous en a mis plein la vue, c´était une vue d’ensemble sur ses centaines de cascades. À côté de celles-ci, tu ne peux que te taire et admirer cet endroit fabuleux.
Le côté argentin est encore plus époustouflant. Il nous offre une vue encore plus rapprochée et plus forte sur les chutes d’eau. Les coatis, les iguanes et les singes étaient tous de sortie. Sans oublier tous les magnifiques oiseaux et insectes qui se trouvaient sur notre chemin.
En revenant de notre magnifique balade, nous avons vu sur le bas-côté une espèce de petit bus. On s’est tous les deux regardés en se disant que ça doit être le top de voyager dedans.
《-C’est beau de rêver, c’est la liberté de pouvoir aller où on veut, quand on veut et comme on veut…Mais t’imagine le prix de l’essence et des péages et des réparations ?… On fera peut-être ça quand on aura des thunes, dans quelques années de taf encore.》
Ce soir-là, lorsque Rodrigo travaillait, nous avons préparé des crêpes aux garçons. Fernando et Rua ne connaissaient pas ce menu. Nous étions d’ailleurs étonnés, mais ravis de leur faire plaisir car ils les dévoraient.
C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons quittés les garçons de Foz pour Asunción, au Paraguay. C’était une destination pas prévue dans nos premiers plans de voyage, mais nous avions décidés de vivre ce rêve en réalisant nos rêves :
《-Et si on achetait une voiture et qu’on vendait des crêpes sur la route… Comme ca on bosse tout en roulant et donc on a des sous pour mettre de l’essence…》
Ni une, ni deux, premier bus, Asunción nous voilà… Nous avons tous miser sur cette nouvelle idée que nous étions impatients de mener à bout.

une petite vidéo des chutes

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#2 Nos premiers pas en Amérique Latine

Ouf, quelle chaleur !

Après un voyage de 14 heures, nous n’avons qu’une seule envie, c’est celle de découvrir la ville dans laquelle notre périple commence. À peine sortis de l’aéroport, nous nous sentons déjà bien dépaysés. Nous sommes comme des miniatures au milieu de cette gigantesque ville bordée de verdure. Rio est à première vue très calme. Nous avons très vite été abordés par des sans-abris nous réclament de l’argent. Une sensation qui à première vue ne met pas en sécurité. Il n’y a personne d’autre dans les rues de cette ville. C’est alors qu’on demande à des passants si c´est dans son habitude d’être aussi calme. On nous a donc dit que c’était normal… Sans vraiment bien comprendre. La pluie s’est ajoutée à notre première journée. Il était temps de rejoindre Jucelen, notre hôte qui nous attend à l’abri dans un beau lotissement, sécurisé.

Nous avons étés reçus comme des rois. À peine arrivés, on nous propose de nous mettre à table. Un jeune homme était attablé, il semblait être le fils de Jucelen, écoutant notre arrivée comme si de rien était, en dégustant une milanaise, à l’aise, du riz et des haricots. Jucelen nous à très vite mis à l’aise, nous a conseillé des endroits à ne pas manquer. Il nous a bien dit de nous sentir chez lui comme à la maison. Enfin, c’est ce que Dorian m’a traduit. Il a quelques bases de Portugais… Heureusement que nous ne sommes pas partis tous les deux avec mon niveau car nous serions encore dans la rue à trouver l’arrêt de bus qui mène chez lui !

Après avoir papoté un peu, Ruben, ce jeune homme, s’est avéré être également un couchsurfer. Grâce a ce petit bonhomme, nous avons eu droit à une visite de la ville dans les coins touristiques. C’est alors que nous avons découvert les quartiers les plus animés, les plus belles plages, goûter aux fruits qu’offrent les cocotiers et les manguiers,

《-t’as vu comme ils sont meilleurs qu’en France ? , bien plus fruités, sucrés, rien à voir !》

visités des monuments a ne pas manquer comme le Corcovado…Et passés des journées à se promener dans les forets (En priant de ne pas tomber nez-à-nez avec un gros serpent… c’est ma hantise à moi, Léa) heureusement nous avons vus qu’un petit singe se promenant dans les arbres à vitesse éclair.

Nous avons passé trois semaines à transporter nos sacs a dos dans Rio en rencontrant que des personnes et des lieux exceptionnels.

Bon, nous sommes restés chez Jucelen juste le temps que la météo nous accorde un peu de bonheur, nous nous sommes alors enfuit chez Felipe, ce mec un peu bizarre qui nous hébergeait. Il nous a accueilli, une serviette sur les hanches, nous demandant de nous mettre à l’aise. Il nous disait que nous pouvons faire comme lui. Se mettre à poil, sans gêne. Ben ouais, c’est comme ça dans son monde.. Il s’est très vite dénudé et nous a bien fait comprend que nous pouvions en faire de même ici, car le monde n’allait pas nous emmerder… Bon, pas trop notre délire. En attendant, il nous a logé dans une résidence qui pouvait sans problème rivalisé avec un 5 étoiles. Expérience unique. On se passera des détails, mais nous, on s’en souviendra de celle-là.

Un petit détail quand même, cette viande, délicieuse, que nous avons dégusté un soir dans les rues de Rio…  »La picanha » restera dans ma mémoire au même rang que le Corcovado.

Il est maintenant tant de partir vers Iguacu…

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#1 L’idée du siècle

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Tout a commencé, une belle nuit d´été en Haute-Savoie lors d’une soirée qui a fini en camping improvisé. Nous étions dans un champ, autour du feu qui brûle, à regarder les étoiles et à refaire le monde. Nous partageons la même envie d’évasion…

《-Et si on s’en allait loin, loin de ce quotidien, loin de cette routine, loin de notre village. Viens, on part, pendant qu’il est encore temps, le temps que nous sommes encore en conditions de pouvoir le faire… Rien ne nous retient ici, ça te dirait de partir en Terre inconnue ?》

Cette idée nous trottait depuis un long moment, on l’a répétée souvent, chacun de notre côté. Ce désir en vue, nous n’avons rien lâché.
La fin du mois approchant, nous avons tous les deux quitté notre travail, quittés nos appartements, et fait le nécessaire pour pouvoir concrétiser notre rêve le plus rapidement. L’Amérique Latine était notre destination.
Ce mois s´est avéré un peu plus long que prévu, mais deux mois plus tard nous avions nos sacs à dos équipés du strict nécessaire en ayant soigneusement choisi notre matériel, pour finir avec des sacs de 6 et 8 kilos (on en a passé du temps chez Décathlon) nous avions également nos billets dans les mains.
C’est le 19 novembre que nous nous envolons pour Rio.